Ma passion pour l'écriture, une histoire d'évolution
Bonjour ! Je me présente, je suis Félix Legault-St-Germain.
Je suis actuellement étudiant à la maîtrise en chimie théorique à l'Université de Montréal. Cependant, je ne pense pas vraiment utiliser ce blogue pour vous parler des équations de Schrödinger ou du principe d'incertitude de Heisenberg. Non, en fait, je pensais plutôt utiliser ce blogue pour relater ma passion avec la littérature !
Depuis que je suis tout jeune, les histoires issues de l'imaginaire me passionnent. Je dirais que le tout a commencé lorsque mon père nous lisait, à mes sœurs et moi, la bande dessinée de Bilbo le Hobbit dans son gigantesque lit double. Étant trois enfants, c'était toujours la bataille à savoir qui se plaçait à côté de notre père pour voir les images du livre illustré ! Ensuite, notre père nous lisait les premiers tomes de Harry Potter et dès lors je compris que quelque chose bouillait en moi à entendre ces récits. Non seulement je désirais élargir mes horizons, mais je désirais créer mes propres histoires.
Pendant que j'étais au primaire, je passais le plus clair de mon temps à dessiner des bandes dessinées avec des aventures avec de la magie. Je me souviens encore de ces moments durant les récréations où je m'amusais avec ma meilleure amie à, soit dessiner et illustrer nos aventures, soit les imaginer en jouant ! J'avoue avoir toujours eu un penchant pour imaginer des catastrophes de plus en plus insurmontables, au point où tout espoir semblait perdu... mais j'osais imaginer que, malgré les embûches, il fallait toujours garder espoir et poursuivre jusqu'au bout, quelque chose que, j'ai l'impression, est parfois intrinsèque à mon style, encore aujourd'hui.
Ce n'est que rendu au secondaire que j'ai commencé à mettre ces péripéties en mots à l'ordinateur. Avant d'être obligé à écrire des textes à l'ordinateur pour mes cours, il pouvait me prendre plusieurs secondes pour trouver les touches à appuyer sur le clavier. Moi qui croyait que l'ordinateur ne servait qu'à jouer à Solitaire ou à Maths avec les Méganautes... si j'avais su !
Chaque soir, après l'école, le souper, la douche et les devoirs, j'avais à peu près une heure à consacrer à l'écriture sur l'ordinateur. Lorsqu'un chapitre était terminé, je l'imprimais (recto-verso, maudit que je me trouvais hot !) et je le montrais à mon père, qui se faisait encore un plaisir de le lire à mes sœurs et moi. En l'espace de quelques mois, j'avais finalement réussi. J'avais enfin écrit un livre ! J'étais si heureux, je parcourais déjà pour voir les maisons d'édition qui publiait des romans... mais la tâche se trouva plus ardue que je la croyais. Cependant, mon père m'encourageait à continuer mes recherches, me disant qu'en attendant, je devrais peut-être m'attarder aux fautes d'orthographes dans mes chapitres. Heureusement, j'avais des professeurs de français qui étaient impressionnés par mon écriture et qui m'aidèrent alors à corriger sans broncher. J'étais un peu embêté de voir mon texte bourré de rouge si rapidement, mais je m'y conformais.
Mon père, fidèle encourageant, me disait que c'était normal et que, dans quelques années après que j'aurais mûri, ce que j'écrivais ne ferait probablement plus de sens à mes yeux. J'étais visiblement insulté, et j'avoue que je m'entêtais à croire que ce que j'écrivais faisait du sens (j'avais quand même 13-14 ans...). Et alors que je réimprimais et relisais le texte ardument corrigé... je trouvais encore des fautes, non seulement d'orthographe, mais aussi de cohérence dans l’histoire ! Oh misère ! Découragé, je décidai alors d'entreprendre l'écriture d'une autre histoire. Peut-être que faire du matériel neuf me changerais les idées ?
Un an passa et un autre roman était écrit. Maudit que j'étais en feu ! Je le montrai à ma nouvelle prof de français, qui m'aidait avec la correction avec intérêt. Je le remontre à mon père. Jamais une seule fois mon père n'a refusé de lire mes histoires, aussi folles, naïves ou incohérentes qu'elles pouvaient être ! Il me répétait alors la même phrase que je trouvais déplorable, comme quoi mon "chef d'œuvre" mûrirait avec moi et qu'il était peut-être trop tôt encore pour publier. Malgré tout, mon père m'encourageait à persévérer. Avec chaque chapitre, il me disait attendre la suite impatiemment et que j'avais le "tour" pour provoquer l'intrigue.
Les années passèrent, je lisais toujours, mais maintenant que j'étais outillé je passais de plus en plus de temps à écrire. À ma dernière année au secondaire, mon père m'avait acheté mon premier ordinateur portable. J'étais si content ! J'allais pouvoir écrire quand je voulais, où je voulais ! À la fin de mon année de secondaire 5, j'avais retravaillé l'un de mes romans de A à Z et je me sentais prêt à le publier. Même mon père me disait que mon style d'écriture avait progressé. Je me suis alors encore mis à chercher des maisons d'édition à la recherche d'auteurs. J'étais si fébrile à l'idée que l'une de mes histoires serait enfin publié !
Mais beaucoup des romans que j'avais lu n'étaient pas des romans québécois. Harry Potter, Le Hobbit, Artémis Fowl... et j'en passe, avaient été traduits en français. Je compris alors que publier nécessitait de connaître ce qui était publié en français. Pas de trouble ! Je regardai alors pour des maisons d'édition qui avaient publié de la fantasy au Québec, comme la série Amos Daragon ou Les Chevaliers d'Émeraude... mais après un bref coup d'œil sur les sites internet de ces maisons, je réalisa que ces dernières ne publiaient plus le genre d'écriture que je visais. Que faire alors ? J'ai essayé d'envoyer le manuscrit aveuglement à quelques maisons d'édition qui laissaient la description de leur maison assez vague pour que j'espère qu'ils publient de la fantasy. Les réponses, s'il y en avait : REFUS.
Entre mes études collégiales et universitaires, je pris davantage de recul. Je n'avais plus grand temps pour écrire, au point ou mon père me demanda avec un brin de déception si j'avais abandonné l'écriture. Je lui assurais que non, mais que la charge de travail à l'école et au travail me vidaient de mon temps et de mon énergie. Les moments que je trouvais pour écrire consistaient principalement dans le transport en commun, durant ma pause au travail, et tard le soir quand je n'arrivais pas à dormir. Parfois, je me disais même que je regrettais d'avoir entamé mes études en sciences plutôt qu'en littérature.
Ce ne fut que lorsque je débutai ma maîtrise et abandonnai mon travail à temps partiel qu'un vide s'installa sur ma routine jusque-là effrénée. Je commençai à me replonger dans l'écriture, qui me semblait à la fois étrangère mais familière. Ma sœur, qui avait entamé ses études en langues à l'université, m'offrit de m'aider avec la correction avec ses compétences acquises et son logiciel de correction. À raison d’un ou deux chapitres par semaine, nous avons passé en révision l'un des livres que j'avais écrit dans les dernières années. Je ne pourrai jamais la remercier assez pour son aide ! Non seulement nous avons corrigé le livre, mais j'ai appris plusieurs trucs dont j'ignorais l'importance quand j'écrivais, dont la cohérence des descriptions et des paragraphes...
Suis-je alors prêt à soumettre un manuscrit à une maison d’édition ? Peut-être, peut-être pas. D'une part, la peur du refus me tenaille encore. Chaque refus s'était fait ressentir comme un coup de couteau dans le ventre (bon j'exagère peut-être... un peu). Cependant, cela est peut-être (encore) un mal nécessaire à mon évolution en tant que personne. Après tout, un proverbe célèbre s'adhère bien à ce qui m'attend :
"Qui risque rien, n'a rien."
Peut-être qu'il est temps de cesser d'espérer, assis devant mon ordinateur, et de finalement entreprendre quelque chose.
Je suis actuellement étudiant à la maîtrise en chimie théorique à l'Université de Montréal. Cependant, je ne pense pas vraiment utiliser ce blogue pour vous parler des équations de Schrödinger ou du principe d'incertitude de Heisenberg. Non, en fait, je pensais plutôt utiliser ce blogue pour relater ma passion avec la littérature !
Depuis que je suis tout jeune, les histoires issues de l'imaginaire me passionnent. Je dirais que le tout a commencé lorsque mon père nous lisait, à mes sœurs et moi, la bande dessinée de Bilbo le Hobbit dans son gigantesque lit double. Étant trois enfants, c'était toujours la bataille à savoir qui se plaçait à côté de notre père pour voir les images du livre illustré ! Ensuite, notre père nous lisait les premiers tomes de Harry Potter et dès lors je compris que quelque chose bouillait en moi à entendre ces récits. Non seulement je désirais élargir mes horizons, mais je désirais créer mes propres histoires.
Pendant que j'étais au primaire, je passais le plus clair de mon temps à dessiner des bandes dessinées avec des aventures avec de la magie. Je me souviens encore de ces moments durant les récréations où je m'amusais avec ma meilleure amie à, soit dessiner et illustrer nos aventures, soit les imaginer en jouant ! J'avoue avoir toujours eu un penchant pour imaginer des catastrophes de plus en plus insurmontables, au point où tout espoir semblait perdu... mais j'osais imaginer que, malgré les embûches, il fallait toujours garder espoir et poursuivre jusqu'au bout, quelque chose que, j'ai l'impression, est parfois intrinsèque à mon style, encore aujourd'hui.
Ce n'est que rendu au secondaire que j'ai commencé à mettre ces péripéties en mots à l'ordinateur. Avant d'être obligé à écrire des textes à l'ordinateur pour mes cours, il pouvait me prendre plusieurs secondes pour trouver les touches à appuyer sur le clavier. Moi qui croyait que l'ordinateur ne servait qu'à jouer à Solitaire ou à Maths avec les Méganautes... si j'avais su !
Chaque soir, après l'école, le souper, la douche et les devoirs, j'avais à peu près une heure à consacrer à l'écriture sur l'ordinateur. Lorsqu'un chapitre était terminé, je l'imprimais (recto-verso, maudit que je me trouvais hot !) et je le montrais à mon père, qui se faisait encore un plaisir de le lire à mes sœurs et moi. En l'espace de quelques mois, j'avais finalement réussi. J'avais enfin écrit un livre ! J'étais si heureux, je parcourais déjà pour voir les maisons d'édition qui publiait des romans... mais la tâche se trouva plus ardue que je la croyais. Cependant, mon père m'encourageait à continuer mes recherches, me disant qu'en attendant, je devrais peut-être m'attarder aux fautes d'orthographes dans mes chapitres. Heureusement, j'avais des professeurs de français qui étaient impressionnés par mon écriture et qui m'aidèrent alors à corriger sans broncher. J'étais un peu embêté de voir mon texte bourré de rouge si rapidement, mais je m'y conformais.
Mon père, fidèle encourageant, me disait que c'était normal et que, dans quelques années après que j'aurais mûri, ce que j'écrivais ne ferait probablement plus de sens à mes yeux. J'étais visiblement insulté, et j'avoue que je m'entêtais à croire que ce que j'écrivais faisait du sens (j'avais quand même 13-14 ans...). Et alors que je réimprimais et relisais le texte ardument corrigé... je trouvais encore des fautes, non seulement d'orthographe, mais aussi de cohérence dans l’histoire ! Oh misère ! Découragé, je décidai alors d'entreprendre l'écriture d'une autre histoire. Peut-être que faire du matériel neuf me changerais les idées ?
Un an passa et un autre roman était écrit. Maudit que j'étais en feu ! Je le montrai à ma nouvelle prof de français, qui m'aidait avec la correction avec intérêt. Je le remontre à mon père. Jamais une seule fois mon père n'a refusé de lire mes histoires, aussi folles, naïves ou incohérentes qu'elles pouvaient être ! Il me répétait alors la même phrase que je trouvais déplorable, comme quoi mon "chef d'œuvre" mûrirait avec moi et qu'il était peut-être trop tôt encore pour publier. Malgré tout, mon père m'encourageait à persévérer. Avec chaque chapitre, il me disait attendre la suite impatiemment et que j'avais le "tour" pour provoquer l'intrigue.
Les années passèrent, je lisais toujours, mais maintenant que j'étais outillé je passais de plus en plus de temps à écrire. À ma dernière année au secondaire, mon père m'avait acheté mon premier ordinateur portable. J'étais si content ! J'allais pouvoir écrire quand je voulais, où je voulais ! À la fin de mon année de secondaire 5, j'avais retravaillé l'un de mes romans de A à Z et je me sentais prêt à le publier. Même mon père me disait que mon style d'écriture avait progressé. Je me suis alors encore mis à chercher des maisons d'édition à la recherche d'auteurs. J'étais si fébrile à l'idée que l'une de mes histoires serait enfin publié !
Mais beaucoup des romans que j'avais lu n'étaient pas des romans québécois. Harry Potter, Le Hobbit, Artémis Fowl... et j'en passe, avaient été traduits en français. Je compris alors que publier nécessitait de connaître ce qui était publié en français. Pas de trouble ! Je regardai alors pour des maisons d'édition qui avaient publié de la fantasy au Québec, comme la série Amos Daragon ou Les Chevaliers d'Émeraude... mais après un bref coup d'œil sur les sites internet de ces maisons, je réalisa que ces dernières ne publiaient plus le genre d'écriture que je visais. Que faire alors ? J'ai essayé d'envoyer le manuscrit aveuglement à quelques maisons d'édition qui laissaient la description de leur maison assez vague pour que j'espère qu'ils publient de la fantasy. Les réponses, s'il y en avait : REFUS.
Entre mes études collégiales et universitaires, je pris davantage de recul. Je n'avais plus grand temps pour écrire, au point ou mon père me demanda avec un brin de déception si j'avais abandonné l'écriture. Je lui assurais que non, mais que la charge de travail à l'école et au travail me vidaient de mon temps et de mon énergie. Les moments que je trouvais pour écrire consistaient principalement dans le transport en commun, durant ma pause au travail, et tard le soir quand je n'arrivais pas à dormir. Parfois, je me disais même que je regrettais d'avoir entamé mes études en sciences plutôt qu'en littérature.
Ce ne fut que lorsque je débutai ma maîtrise et abandonnai mon travail à temps partiel qu'un vide s'installa sur ma routine jusque-là effrénée. Je commençai à me replonger dans l'écriture, qui me semblait à la fois étrangère mais familière. Ma sœur, qui avait entamé ses études en langues à l'université, m'offrit de m'aider avec la correction avec ses compétences acquises et son logiciel de correction. À raison d’un ou deux chapitres par semaine, nous avons passé en révision l'un des livres que j'avais écrit dans les dernières années. Je ne pourrai jamais la remercier assez pour son aide ! Non seulement nous avons corrigé le livre, mais j'ai appris plusieurs trucs dont j'ignorais l'importance quand j'écrivais, dont la cohérence des descriptions et des paragraphes...
Suis-je alors prêt à soumettre un manuscrit à une maison d’édition ? Peut-être, peut-être pas. D'une part, la peur du refus me tenaille encore. Chaque refus s'était fait ressentir comme un coup de couteau dans le ventre (bon j'exagère peut-être... un peu). Cependant, cela est peut-être (encore) un mal nécessaire à mon évolution en tant que personne. Après tout, un proverbe célèbre s'adhère bien à ce qui m'attend :
"Qui risque rien, n'a rien."
Peut-être qu'il est temps de cesser d'espérer, assis devant mon ordinateur, et de finalement entreprendre quelque chose.
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